Une avancée dans la médecine personnalisée

La HAS a recommandé l’inscription au remboursement des tests de détection des mutations activatrices de l’EGFR dans le cancer du poumon et de la mutation BRAF V600 dans le mélanome.

Ces tests compagnons sont réalisés par les plateformes de biologie moléculaire pour prescrire certaines thérapies ciblées. Ces plateformes, rattachées à des établissements de santé (CHU, CLCC), réalisent ces tests pour les patients de leurs établissements mais aussi pour ceux des autres établissements afin que tous les patients quel que soit leur lieu de traitement bénéficient ces thérapies ciblées. Leur activité est financée par l’Institut national du cancer (Inca).

Devenus de pratique courante, les premiers tests peuvent souscrire à une inscription au remboursement.

Le premier avis concerne le test de détection des mutations activatrices du domaine tyrosine kinase du récepteur de l’EGFR dans le cancer du poumon. Il est réalisé pour la prescription d’Iressa* (géfitinib, AZN), Tarceva* (erlotinib, Roche) et Giotrif* (afatinib, Boehringer Ingelheim) dont les indications prévoient la réalisation de ce test de détection pour leur prescription dans le traitement du cancer du poumon.
« Le service attendu du test » dans le cancer du poumon est jugé « suffisant ». Le niveau de l’amélioration du service attendu (ASA) correspond au niveau le plus élevé de l’amélioration du service médical rendu (ASMR) des trois médicaments concernés, soit IV (mineure).
Le collège de la HAS s’est dit favorable à son inscription sur la liste des prestations remboursables (LPP) de ce test.

Le second avis concerne le test de détection d’une mutation BRAF600 dans le mélanome. Cette recherche est nécessaire à la prescription de Zelboraf* (vémurafénib, Roche) et de Tafinlar* (dabrafénib, GSK).
Le service attendu du test a été jugé suffisant dans les indications de ces produits dans le mélanome. Le niveau d’ASA de l’acte correspond à l’ASMR la plus élevée des deux spécialités, soit un niveau III (modéré). Et le collège s’est également dit favorable à l’inscription de ce test sur la LPP.

Nouvelle équipe de l’ADES 2014-2015 !

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Nous avons le plaisir de vous annoncer que la nouvelle équipe de l’ADES a pris ses fonctions !

Elle est composée de (de gauche à droite): Sophie Joubert: secrétaire, Céline Renard: présidente, Christophe Dumortier: trésorier, Paul Ferreira: VP communication, Caroline Bregman: déléguée ISPOR, Marine Jean-Baptiste: déléguée annuaire, Fanny Porte: déléguée ISPOR, Axel Vorimore: VP communication, Jérôme De Launay: délégué ISPOR, Phuong Lien Carion: VP conférences.

Nous continuerons à développer le travail effectué les années précédentes avec quelques nouveautés !

Bonnes fêtes de fin d’année,

L’équipe ADES.

La E-Santé et les données de santé

P1010932En juin dernier, l’ADES organisait une conférence sur la E-santé et les données de santé à l’Université Paris Dauphine. Cette conférence, animée par Yvan Erard (Vice-Président Club Système d’Information Dauphine), a réuni autour de la table Hubert Peurichard (Hôpital numérique, APHP), Bertrand Bleuzet (Directeur des Opérations Softway Medical), Alexandre Ple (PDG d’HumanLife) et Jean-Paul Thonier (ex-administrateur et Président du comité d’éthique et de gestion des risques KORIAN).

La e-santé est un enjeux d’avenir pour l’hôpital. Elle permet à la fois une amélioration de la qualité et une optimisation des soins. Ceci, à tous les niveaux de l’hôpital, de la gestion du médicament par son stock ou sa prescription à la gestion des lits. L’Etat accompagne cette modernisation et permet cet investissement.
Mais la e-santé n’est pas uniquement cantonnée à l’hôpital. Elle se développe à chaque intersection de la santé et du numérique.
Comme au niveau de la santé du travail: les médecins du travail collectent des données sur la santé des employés. Cependant ces informations récoltées ne sont pas encore connectées entre elles.
La santé, et de manière plus large, le bien être est une préoccupation fondamentale des français. Cette préoccupation se traduit, entre autres, par l’utilisation d’applications santé. 7 millions de Français utilisent une application pour gérer leur santé. Pour gérer leur poids, obtenir des conseils et recommandations, etc…
Au delà de ces développement de la e-santé, un constat de l’état de notre système de santé s’impose. Les pathologies lourdes et chroniques représentent 63% des dépenses de l’Assurance Maladie. La médecine personnalisée est en plein développement.
Compte tenu de ces évolutions, il est urgent de développer nos systèmes d’information pour prendre en charge ces patients. Mais la mise en place est difficile. A titre d’exemple , la télémédecine pose des problèmes de tarification et les bases de données ne suivent pas les mêmes normes.
La e-sante est donc a ses débuts ; les données de santé ou médicales misent en commun ont un réel intérêt. La garantie d’une sécurité des données et la lecture par des professionnels médicaux des données de santé voire médicales seront des piliers de la construction de la e-sante.