Petit résumé sur les 2 notes publiées début mars par le Commissariat à la stratégie et à la prospective (CGSP) pour réduire la consommation de médicaments en France

1. Les médicaments et leurs usages :

Après avoir relevé un niveau de consommation globalement élevé en France, les auteurs identifient plusieurs facteurs qui expliquent le fort niveau de prescriptions :

• L’ampleur de l’offre (2.800 substances actives disponibles) avec peu d’outils de discrimination pour des médecins aux connaissances mal adaptées aux besoins.
• Un acte de prescription du médicament trop étroitement lié à la consultation médicale.
• Une délivrance de médicaments sans conseil adapté encore largement répandue.
• Une mauvaise observance des patients et des pratiques d’automédication peu adaptées voire dangereuses.

Dans ses préconisations, les auteurs proposent :

• Une liste courte de médicaments efficaces pour faciliter la prescription des médecins.
• Des notices simplifiées, des emballages plus lisibles et une dispensation à l’unité des médicaments.
• De renforcer le rôle de conseil du pharmacien. Cela suppose de faire évoluer leur mode de rémunération et de développer le partage d’informations avec les autres professionnels de santé.
• Développer les prescriptions non médicamenteuses (autres thérapies, conseils d’hygiène de vie…). La HAS pourrait alors être chargée de rédiger des fiches de « conseils de bonne hygiène de vie » à remettre aux patients.

« L’ensemble de ces transformations n’est possible que si les prescripteurs disposent d’une information indépendante et de qualité sur les médicaments et sur les prises en charge alternatives », relèvent-ils.

2. Les médicaments et leurs prix :

La note décrit un « processus de fixation des prix particulièrement complexe », mais relève que « les pays européens qui avaient adopté des systèmes à prix libres convergent vers le modèle français de régulation des prix, dans un objectif de maîtrise de la dépense publique ».

Concernant le modèle français, les auteurs notent que «l’accumulation des diverses règles spécifiques à un type précis de médicament contribue à l’opacité du système dans son ensemble ».

Ils pointent de fortes asymétries d’information, à l’avantage des industries pharmaceutiques, des délais qualifiés de très contraints et la grande inertie des prix une fois qu’ils sont fixés.

Le CGSP estime que « sans remettre en cause le principe de subsidiarité, une mutualisation accrue des données de négociation sur le prix réunies dans chaque pays serait de nature à augmenter la transparence du marché européen et à améliorer la position des régulateurs qui pourraient, par exemple, se fonder sur des bornes inférieures et supérieures indicatives de prix à l’échelle européenne ».

Création de l’ISPOR Student Chapter Dauphine : l’ADES s’ouvre à l’international

Dans une volonté d’internationalisation, l’ADES est ravie de vous annoncer la création du premier ISPOR Chapter en France : l’ISPOR Student Chapter Dauphine.
Le Chapter a pour mission de :
• Créer un environnement où les étudiants peuvent partager leurs connaissances dans l’évaluation économique
• Créer un réseau entre étudiants intéressés par la médico-économie ainsi qu’avec les industriels, les institutionnels et les    chercheurs
• Mettre à disposition un support pédagogique à tous les étudiants désireux de développer des connaissances techniques
• Familiariser les étudiants aux activités de l’ISPOR et les inviter à y participer
• Intensifier les échanges entre les ISPOR Student Chapter Européens

Visitez régulièrement le site de l’ADES afin d’être informé des prochaines activités du Chapter.

Si vous avez des questions concernant nos projets ou si vous souhaitez développer avec nous des activités, contactez-nous à travers le lien : www.ades-dauphine.fr/nous-contacter/

 

Un grand merci à Clémence Thébaut !

Chef de projet au sein de la Haute Autorité de Santé et ancienne du Master Economie et Gestion de la Santé , Clémence Thébaut nous a présenté les missions de la Commission d’Evaluation Economique et de Santé Publique (CEESP) dans le cadre de la mise en application de l’Article 47 de la Loi de Financement de la Sécurité Sociale de 2012. Son exposé nous a permis de découvrir les procédures mises en place par la HAS du dépôt de dossier médico-économique par l’industriel, jusqu’à l’avis définitif rendu et publié par la CEESP.
De plus, elle s’est exprimée à propos de l’évaluation économique et les enjeux en matière de justice sociale qu’elle soulève ; quelles différences existe-t-il entre une éthique conséquentialiste et une éthique déontologique ? Quels sont les fondements en terme de justice sociale de l’évaluation économique ? D’où provient la philosophie de la justice ?
Clémence Thébaut nous a parlé avec simplicité et envie de son métier en évoquant les défis passionnants que le service évaluation économique et de santé publique avait relevé lors de ces cinq dernières années et qu’il s’apprête à relever dans les années futures.
Nous tenons à remercier Clémence Thébaut pour son intervention des plus enrichissantes!

Clemence Thebaut 05032014